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L’amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adolescence d’Elena FERRANTE

Résumé éditeur

« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout: et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.
Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

★★★★★ Que du bonheur !

Critique

Mon (faible) esprit attisé par une curiosité livresque jamais en berne a débuté la tétralogie d’Elena Ferrante avec L’amie prodigieuse, tome 1 persuadé de ne pas pousser bien loin cette histoire d’amitié entre petites filles.
Le mystère autour de la personnalité de l’auteure a-t-il alimenté le succès de ces romans et ma curiosité ?
Point du tout.

Mais, les pouvoirs de l’écriture ont depuis toujours un effet ensorcelant sur ma concentration de lectrice et mon intérêt pour un écrit ; ici, j’ai été happée, dès les premières pages par ce roman au sujet pourtant sans grande originalité, au départ.

L’amitié entre deux petites filles pauvres et désœuvrées, vivant dans la banlieue de Naples, n’avait rien de transcendant. Certes, les premiers instants de la saga qui s’amorcent sur la disparition de Rafaella, alias Lila, pourraient poser du suspens. Mais non !
Lenù prise d’un vertige se doit alors désormais de raconter l’histoire, et l’origine de leur amitié. Jusque-là, rien de bien terrible à mon goût. Et pourtant, déjà, l’écriture de ce roman était en train de m’envouter.

La docilité respectueuse d’Elena (l’une des deux fillettes), face à l’intrépide Rafaella – que dis-je la caractérielle, la bipolaire, l’état-limite (oui je me lâche…) – que rien ne semble arrêter a attisé mon plaisir de lire. Sa complexité psychique, et surtout son haut potentiel (non reconnu) ont mis le feu à mon envie de lire l’histoire de ces personnages maintenant inoubliables. Lila parfois déraisonnable et agressive, nerveuse et méchante agite de soubresauts ce récit du quotidien. Elle aime rompre les équilibres seulement pour voir de quelle manière elle pouvait les recomposer, et surtout pour survivre.

Une plume extrêmement proche des ressentis des deux héroïnes viendra nourrir admirablement l’intrigue.
Lila la meneuse sans peurs et déjà rebelle mènera la danse sous les yeux et le récit raconté par son amie, devenue adulte.

Je me suis délectée de la sensibilité de l’auteure quand elle entre dans l’âme des gens, quand elle raconte le quartier enrobant ces enfances de diverses sortes de violence, les mots qui tuent ou ceux qui donnent la force. C’est l’histoire d’une obsession pour une amie précoce et dure que porte aux nues son amie si réservée, celle qui accepte cette supériorité indéniable.

Ce ne sont donc pas uniquement les personnages qui m’ont ancrée dans ce récit, mais d’abord l’écriture intime parce qu’elle est à leur service, bien rythmée, singulière et précise. Elle nous porte et nous entraîne sur ces centaines de pages. Un joli coup de cœur donc au succès bien mérité et à suivre en ce qui me concerne.

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