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Yoga meurtres etc. de Milena Moser

Résumé éditeur

« Rester assise. Continuer à respirer. Ce fut sa première idée. Le yoga, c’est être capable de garder une position inconfortable. Tout simplement rester assise, continuer à respirer. […] La séance de yoga approchait doucement de sa fin. Au moment de l’exercice final de relaxation, Lily pensait toujours au petit déjeuner qui l’attendait. C’était l’été, elle était seule. Seule pour tout l’été. Elle ne faisait pas la cuisine, elle ne se préparait même pas une tasse de café.

Ça ne valait pas le coup. La seule chose supportable, c’était la télé. La télé, et picoler. Le programme d’été de Lily. Tout ça était nouveau pour elle. Et maintenant, par-dessus le marché, le yoga. […] Mandalee était allongée dans la posture du corps mort, étendue sur le dos, bras et jambes un peu écartés, les yeux Germés. Shavasana, ce n’était pas seulement une posture de relaxation, c’était aussi une préparation à la mort, ou plus exactement à l’état de mort.

A la fin de chaque séance, on passait dix minutes, un quart d’heure, ainsi étendu, et sans penser à rien. Ou bien en pensant au petit déjeuner. Il arrivait que l’on s’endorme, ainsi allongé. Mais Mandalee était morte pour de bon. […]- Miss Winters avait-elle des problèmes cardiaques, ou bien de l’asthme ? demanda l’un des policiers. ? Kath se tourna lentement vers eux. – A ma connaissance, non, dit-elle en ponctuant ses paroles d’un mouvement de la tête.
Vous n’avez rien noté de particulier ?  »

★☆☆☆☆ Rien à garder, cette lecture m’a fait perdre mon temps.

Critique

Ma confiance dans la lecture était bien grande quand, chez un bouquiniste (pour très peu cher heureusement), j’ai acheté Yoga, meurtres, etc. (date de publication 2006) de Milena Moser, auteur suisse allemande contemporaine.

J’avais bien compris qu’il ne s’agissait pas de Littérature, mais quand même. …

N’ayant jamais osé jusqu’à ce jour, ouvrir un roman à visée  » féminine « , j’ai pensé, à tord, que l’intrigue policière tirerait, dans le pire des cas, le fil de l’histoire, si je rencontrais quelques difficultés à avancer dans le texte.

L’intrigue de départ se déroule à San Francisco, et démarre avec le personnage principal, Lily Bauer, une trentenaire suisse allemande (sans diplôme) déprimée, seule amoureusement et familialement. Elle n’est pas très occupée ; son travail de gérante d’immeuble lui laissant beaucoup de temps libre. Libre d’aller suivre des cours de yoga asthanga et d’aller au café d’en face manger des muffins, mais aussi, lire les messages anonymes laissés sur les pages d’un cahier placé là spécialement à cet effet (l’idée du cahier est plutôt intéressante).

Je vais faire court, pour vous dégager du temps, à aller lire la critique d’un livre qui en vaut vraiment la peine….

Deux meurtres (et demi !) ont lieu pendant la relaxation en fin de séance de yoga mais, « Que nenni ! » cela n’a pas déclenché mon intérêt.

En effet, selon moi, la manière qu’a l’auteur d’amener les informations est très désagréable, car elle nous mâche tout. On dirait le script d’un mauvais téléfilm que certaines chaînes projettent l’après – midi pour les mamans qui ne travaillent pas. (Les pauvres ! )
Ce type d’auteur prendrait-il les lectrices pour des nouilles ?

Dialogues, dialogues et personnages caricaturés à l’extrême. Voilà ce qu’il me reste de cette DOULOUREUSE lecture.
Les situations sont improbables, les antagonistes également (le pompon se trouve être, toujours selon moi, les policiers faisant du yoga en tenue tout en gardant leur bipper).

Non ! Je n’ai trouvé ni fantaisie ni humour dans Yoga, meurtres, etc.
Rien de débridé, décapant ou encore grinçant comme on pourrait l’espérer.
Quant à l’enquête, le mot est trop fort pour pouvoir décrire l’élucidation.

On aurait pu aussi trouver là une quelconque mise en accusation de la société avec les passages (mais peut-on parler de « passages » ?) sur l’adolescence, les enfants-rois, la junk Food, la chirurgie esthétique …. Non. Rien de tout cela.

Pour espérer faire de la satire sociale, il faudra repasser ou cesser de prendre les lectrices pour des gourdes.
Écrire implique de choisir les mots, les idées avec des respirations dans la narration.

Or, je suis sortie de cette lecture soûlée par le rythme insupportable des échanges, et agacée par le manque de profondeur des personnages et des situations.

Ce n’est pas comme ça qu’on amènera les mères de famille à la lecture !

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