Trois saisons d’orage de cécile Coulon

Résumé éditeur :

Les Fontaines.

Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche.

Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages.

Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste.

★★☆☆☆ Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Critique :

Pour moi, pas de trace d’un quelconque éclair ou d’un bâton de dynamique dans le ciel pour le récit de celle qu’on voit très régulièrement dans les émissions littéraires.

On y trouve certes quelques portraits dessinés, notamment un médecin au service de son art dont j’aurais aimé un souffle plus romanesque, ou une psychologie portraitiste plus subtile.
Mais, certaines relations entre les principaux quidam ne sont pas assez fouillées, alors que d’autres envahissent des pages et des pages, quitte à m’assommer.

Ces trois générations qui se succèdent sur un bout de terre hostile, qu’ont en horreur les « gens de la ville » d’à côté, ont manqué d’une plume forte et subtile à la fois pour m’intéresser vraiment.

Tout au long du livre, je me suis interrogée et demandée…
 » mais quand est-ce que ça décolle ?  »
 » où se cache le trésor annoncé dans ce roman ? »
 » y a t-il un ressort littéraire qui me sortira de ma torpeur ?  »

Que nenni… ce roman m’a rappelé Écorces vives d’Alexandre Lenot ; avec ses descriptions de paysages (en ce moment, le « besoin » de nature a parfois des conséquences livresques étonnantes) à n’en plus finir !

Le récit délayé, trituré, tiré sur des pages et des pages n’a rien titillé chez moi d’autre que de l’agacement et de l’ennui.

Je n’ai pas pu me raccrocher aux personnages que j’ai trouvés figés, et taillés au scalpel parfois, là où mes yeux attendaient des éclairs.
Je passe quelques banalités, une écriture redondante et limite simpliste à l’occasion («  l’air frais le rafraichissait « ,  » à l’automne, des vents furieux secouent les arbres  » et j’en passe…).

Cette histoire d’une installation médicale puis familiale dans une campagne hostile, minérale et froide, entre descriptions de paysages et géopolitique locale avait sûrement pour but de nous expliquer que la nature est vengeresse.

Mouais. .. et puis ?

Et puis, c’est fini, et c’est tant mieux pour moi !

 

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