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Héloïse ouille de Jean TEULE

Résumé éditeur

En l’an 1118, le célèbre théologien Pierre Abélard est sollicité par un influent chanoine pour parfaire l’éducation de sa ravissante nièce, Héloïse. D’une réputation irréprochable, Abélard n’a qu’une seule et unique maîtresse : la dialectique. Mais les charmes irrésistibles d’Héloïse s’apprêtent à lui faire découvrir une dimension jusqu’alors inconnue : l’amour fou, quel qu’en soit le prix à payer. Le plus grand logicien de son temps et sa jeune et brillante élève se laissent alors emporter par une passion au-delà de toute rationalité. Partant du principe que l’essentiel de l’amour tient dans la rencontre entre deux corps – idée trop souvent occultée par la bienséance, y compris par Héloïse et Abélard dont la célèbre correspondance n’évoque qu’entre les lignes l’aspect charnel de leur liaison – Jean Teulé, plus rabelaisien que jamais, s’est donné pour but de combler certaines lacunes. Et qui mieux que ce trouvère d’aujourd’hui pour chanter la folie de ces deux amants éternels ? Qui mieux que lui pour oser s’emparer du couple le plus mythique de l’histoire médiévale et relater, avec la joyeuse obscénité de l’époque, leurs pratiques érotiques ? Car il en fallait du courage, du talent, de la rage d’écrire pour faire naître un tel texte, transgressif, débridé, ambitieux et pétri de l’amour de ces deux amants légendaires, à jamais enlacés dans le même tombeau du Père Lachaise. Grâce à cette version punk de la romance d’Héloïse et Abélard, Jean Teulé nous met en bouche un amour qui touche au divin, et nous fait, à nous, simples mortels, entrevoir l’absolu.

★★★★☆ Lecture agréable, fort plaisante

Critique

Héloïse, ouille ! est un roman historique qui m’a déstabilisée au point d’en vouloir arrêter sa lecture au bout d’une quarantaine de pages. Il faut dire que même si je connaissais Jean TEULE pour son usage souvent très familier de la langue française, son style souvent fleuri et imagé au possible (c’est aussi un auteur de BD qui s’est spécialisé dans les fantaisies historiques) tourne vite dans cet opus au (très) vulgaire, voire au complètement débridé, quand il s’agit de détailler la manière avec laquelle Pierre Abélard et Héloïse sont emportés par leur passion charnelle.
Heureusement, au bout d’une centaine de pages, Pierre A. n’est plus en mesure d’alimenter l’imagination de l’auteur et le récit scabreux peut enfin prendre un autre tour, bien plus intéressant à mon goût.
Même s’il subsiste quelques passages trash (le monastère breton notamment), une fois passée la première partie du roman, j’ai enfin pu vraiment apprécier les péripéties (autres que physiques) d’Héloïse et de Pierre A., après le crime commis sur ce philosophe-théologien progressiste.
La seconde partie du récit se montre alors très intéressante, le personnage d’Héloïse se révèle touchant et plus profond qu’on ne l’imaginait au départ. Abélard, l’amant intellectuel passionné de dialectique suscite lui aussi la sympathie pour la qualité et la modernité de sa réflexion sur le christianisme.

Enfin, l’écriture de Jean Teulé peut enfin se dévoiler car elle sait être aussi délicate à ravir et si drôle.

Dans ce livre érigé du plus profond Moyen-Âge spirituel et conservateur (on croise dans ce livre des personnages du Nom de la rose de Roberto ECO), la amour (non je n’ai pas fait de faute !) entre cette jeune fille passionnée et de ce professeur au grand cœur m’a permis d’apprécier tout ce qui fait le style de Jean Teulé : son écriture documentée, son style mêlant le vocabulaire du Moyen Age et un langage plus moderne, son humour corrosif sous-jacent à chaque page malgré la gravité des faits relatés, son anticléricalisme assumé et drôle à souhait … bref, tout ceci fait de cet auteur le meilleur représentant d’une certaine littérature rabelaisienne.

L’étudiante passionnée d’Histoire Médiévale que j’ai été se satisfait de ne pas avoir renoncé à la lecture d’Héloïse, Ouille !, livre singulier mais réellement formidable pour sa deuxième partie.

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