TOUTES BLESSENT, LA DERNIERE TUE de KARINE GIEBEL

Résumé éditeur :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c’est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler.

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin.

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

★☆☆☆☆ Rien à garder, cette lecture m’a fait perdre mon temps.

Critique :

Il est très rare que je refuse de recevoir un livre pour le chroniquer, ce qui m’a permis de faire de jolies rencontres livresques que je ne manque jamais de conter.

Avec « TOUTES BLESSENT, LA DERNIÈRE TUE », je n’étais pas très convaincue. Une auteure à succès, des prix en veux-tu en voilà et des critiques dithyrambiques par certains lecteurs/trices qui n’ont pas fermé les yeux de la nuit avant d’avoir terminé leur lecture… je me suis dit, tiens ça vaut le coup d’être tenté. J’ai répondu Banco !

Tout de suite, j’ai déchanté et ça s’est vu !
Pas sur mon visage, non… à mes mains, mes doigts.
Quand je lis, je prends toujours des notes, c’est maladif, vital, plaisant, intellectuel… chacun ira de son analyse.
Selon moi, j’éprouve juste le besoin de garder les mots, les parties du texte qui m’ont émue, révoltée, sidérée, questionnée, etc… Des carnets divers et variés se remplissent ainsi des phrases qui m’offriront la joie d’y retrouver le plus fort de mes lectures.

Dès les premières pages de « TOUTES BLESSENT, LA DERNIÈRE TUE » de Karine Giebel, mes doigts sont restés figés, il ne se passait rien dans mon esprit que je ne veuille consigner. Il faut dire que la violence qui m’a été donnée à lire fut grande : enfant esclave des mains et des mots d’ adultes irresponsables, violents, névrosés, psychopathes, déments, déséquilibrés, tortionnaires, violeurs…
Je continue ?

Certains auraient-ils de bonnes raisons d’agir ainsi, de faire vivre l’enfer à leurs concitoyens ? C’est ce que le texte laisse un peu entendre à demi – mot en nous livrant en fin de roman une explication psychologique ultra simpliste « à la mords-moi le nœud ».

Des coups, des coups, des petits, des moyens, des gros, des humiliations, encore et encore dans un florilège macabre de sévices mentales comme physiques. Le titre aurait dû être « Bienvenue au pays des pervers ».

De l’esclavage moderne des petites filles arrachées à leur pays, aux femmes violentées par les hommes, en n’oubliant pas la maltraitance psychique subie par les enfants, l’auteure y va fort et ne nous épargne rien, même pas la mièvrerie sentimentale, à certains moments qui est ridiculissime dans ce contexte de violences.

Où se situe le talent d’écriture de cette auteure dans un texte si répétitif et déshabillé d’un minimum de profondeur, d’analyse ?
Je l’ai cherché… mes doigts aussi, en vain.

Certes, l’esclavagisme moderne, les violences faites aux femmes sont des sujets révoltants et très préoccupants, mais ce style d’une platitude affligeante et ces 785 pages n’ont pas permis à ces sujets de me toucher, alors qu’ils sont majeurs et inadmissibles.

C’est qu’en décidant de se concentrer sur un personnage principal, en multipliant à l’infini les descriptions des sévices et la détresse que cette dernière subit, l’histoire perd toute vraisemblance et crédibilité même quant à la pseudo résistance de cette femme-esclave.

La fin ne sert qu’à désespérer le moral du lecteur.

Moi, je préfère rester en surface d’une histoire comme ça même si elle a reçu les prix de l’évéché, le prix book d’or thriller, le prix d’évasion (gloups !), le prix plus d’or (double gloups !).

Merci quand même à BABELIO et aux éditions POCKET, on ne peut pas gagner à tous les coups !

 

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