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Le Grand Meaulnes de Alain-Fournier

Résumé éditeur

Lire Le Grand Meaulnes c’est aller à la découverte d’aventures qui exigent d’incessants retours en arrière, comme si l’aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l’enfance scruté par le regard fiévreux de l’adolescence.
Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s’élève la rumeur d’une fête étrange dont la hantise se fait d’autant plus forte que l’existence s’en éloigne irrévocablement.

★★★☆☆ J’ai un peu aimé.

Critique

Après avoir lu (et pas apprécié) le Grand Meaulnes à l’adolescence, je viens d’écouter le texte en AudioLib afin de mesurer si ma première impression perdurait.

Ce roman d’amitié et d’aventure est plaisant à écouter, car la plume sensible et fine de son auteur (comme la plupart des livres de cette époque) prend toute sa dimension dans la bouche d’un comédien.
C’est toujours ça de pris !

Je comprends aujourd’hui à quel point ce roman est délicat à suivre pour des adolescents, et je réalise que les nombreux retours en arrière, le romantisme exacerbé qui s’en détache, l’absolutisme amoureux qui date de plusieurs siècles en arrière, la légèreté et l’incongruité de certains comportements amoureux, l’étrangeté de quelques situations (le bohémien qui se scolarise du jour au lendemain, le noble qui rejoint les gens du voyage, et j’en passe…) font de ce texte un roman compliqué à saisir.
Un point cependant m’a amusée : les chapitres qui débutent presque tous par la description de la météo du moment. Trace d’une écriture qui garde (pour ces passages) quelque chose d’enfantin, proche de la composition écrite du temps jadis.

Certes, il y a l’idéalisme amoureux, la fougue adolescente, la quête d’aventure, le poids de la promesse, la nostalgie des jours (ou des heures !) heureux, la beauté de l’attente… mais tout ça a quand même un sacré goût de suranné, même si, je dois bien le reconnaître, le Grand Meaulnes, c’est une sacrée personnalité qui a dû en inspirer plus d’un (et en faire rêver plus d’une).

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