Laver les ombres de Jeanne BENAMEUR

Résumé éditeur

Léa danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement ; la maîtrise du moindre muscle est sa nécessité absolue. Léa aime, mais elle est un champ de mines, incapable de s’abandonner à Bruno, peintre de l’immobile. En pleine tempête, elle part vers l’océan retrouver sa mère dans la maison de l’enfance.
Il faut bien en avoir le cœur net.
C’est à Naples, pendant la guerre, qu’un “bel ami” français promet le mariage à une jeune fille de seize ans et vend son corps dans une maison close. C’est en France qu’il faudra taire la douleur, aimer l’enfant inespérée, vivre un semblant d’apaisement au bord du précipice.
En tableaux qui alternent présent et passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates.
Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.

★★☆☆☆ Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Critique

Léa est chorégraphe par nécessité.
Pour elle, danser c’est altérer le vide et la justesse des mouvements créés, puis portés, justifient son souffle sur terre.
La danse la sauve d’un mal-être général.
Le langage du corps du personnage principal, ainsi que ses ressentis sont intimement décrits par des phrases, très courtes.
Au début, c’est plaisant, on rentre plus vite dans le sujet.
Hélas, assez rapidement, j’ai trouvé que le sujet était un peu léger (ou traité d’une manière non satisfaisante pour moi), et le style au final vraiment trop haché. Tout cela m’a déplu.
Le personnage de Léa nombrilistement torturé, l’absence de dialogues ont donné au texte un goût flou, perché, imprécis.
L’émotion ne m’a pas effleurée, malgré l’histoire douloureuse de la mère de Léa.
Tout cela est demeuré inaccessible pour moi.

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