l’anomalie de Hervé LE TELLIER

Résumé :

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligencee, et même le génie, c’est l’incompréhension. »
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris – New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.

★★☆☆☆ Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Avis :

Au cours de ma lecture de  L’anomalie  mes ressentis ont évolué.

La première partie et sa kyrielle de portraits m’a plu. Hervé Le TELLIER a selon moi une grâce certaine à tailler des personnages, une vélocité impressionnante pour pénétrer leurs vies et leurs âmes. Et ses personnages sont nombreux. Je les ai suivis au départ avec malice attendant une suite ensorcelante, prenante, agréable.

Hélas, assez vite, le soufflé est retombé, car j’ai trouvé son procédé narratif ralenti par le côté (devenu) fastidieux de tous ces portraits. Evidemment, maline que je suis (ou habituée), tous mes personnages étaient notés au fur et à mesure sur papier, rendant ainsi les choses plus aisées à suivre. Pour ne pas en perdre une miette. Mais cela ne m’a mené à rien de probant. Cela n’a pas suffi à me toucher, à m’émouvoir, à m’intéresser, peut-être parce que tous ces parcours apportent au livre un développement qui finit par être bavard et qui se construit au détriment de l’action.
Certes, c’est un roman espiègle dans lequel défile toute une série de parodies, de pastiches et de séries. Les noms ont un lien avec d’autres vus dans d’autres horizons culturels. Oui, et après ?

En fait, je ne cherche pas un roman « joueur » empli de clins d’œil, quand je lis, je cherche à y croire, à vibrer, à plonger, à réfléchir tout en avançant.
Le procédé narratif quelque peu ralenti par tous ces portraits n’a donc pas permis que se détache une once de vertige, quelque chose d’angoissant, quelque chose qui m’aurait fait penser « c’est bien un Goncourt ! ». Je suis restée en surface, au-dessus des nuages, dans ce qui m’a paru vers la fin comme un « feel good book » sorti du lot (je sais… je suis sévère parfois !).

Au final, je trouve que ce récit a quelque chose de superficiel, qu’il manque d’émotions. J’aurais tant aimé que mon cerveau bascule dans une autre dimension. Comme en SF. C’est quand même ça que j’attends à chacune de mes lectures, et mais le charme n’a pas agi sur moi.

 

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