La faucheuse 1 de Neal SHUSTERMAN

Résumé éditeur

Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel.

Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…

Best-seller aux États-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

★★★★★ Que du bonheur !

Critique

Que m’est-il arrivé pour avoir été hypnotisée par un roman catalogué  » young adult science-fiction », moi qui pourrais être classée « double Young adult ». Ici ni dystopie ni utopie. Ça change des mondes dévastés après des guerres mondiales ou autres ravages collatéraux. Rien de cela en effet, mais plutôt des humains devenus immortels, et à leur service une intelligence informatisée globalisée fac simulée de la meilleure des consciences humaines qui soit.

Il n’y a plus de pouvoirs, ni de gouvernement ou de parti politique. Finie toute forme de corruption. Plus de chômage ni de pauvreté : le nouveau Code mondial veille au bonheur de tous ; dorénavant la loi EST la justice. Mais, car il y a toujours un MAIS dans toute bonne histoire, où se situe le problème ?

C’est que la constante croissance de la population sans décès (naturels comme accidentels) étant devenue ingérable pour l’environnement, une caste de faucheurs et de faucheuses a été créée, ce sont des assassins avec chacun chacune sa manière d’opérer. Ils pourvoiront à éliminer un pourcentage défini plus ou moins à l’avance d’humains pour chaque période prédéfinie.
Des morts de mort violente à choisir dans tous les âges, à priori, dans toutes conditions sociales. Mais comment décider alors qui doit vivre et mourir ? Dans cette société de la post-mortalité, où les humains, grâce aux progrès de la médecine, ne sont plus voués à mourir et peuvent même rajeunir à l’envi, les faucheurs désignés parmi les humains pour condamner certains de leurs congénères prennent parfois trop de plaisir à accomplir leur tâche.
Certes, heureusement tout cela est raconté d’une manière qui ne glorifie jamais la violence ou le sang.
L’auteur choisit dans les cas les plus sanglants de nous faire raconter les événements du point de vue, par exemple, d’une petite fille qui se cache et ferme les yeux. On sait ce qui se passe, mais l’auteur ne le montre pas.

Les deux héros sont fille et garçons pour que chacun s’y retrouve et s’identifie. Les extraits du journal de bord des faucheurs alterneront avec un récit à la troisième personne, permettant ainsi des lectures différentes des situations narrées. Les premiers témoignages nous maintiennent dans un flou délicieux, un brouillard qui nous prouve que Neal Shusterman sait raconter des histoires, c’est indéniable. Il ne se contente pas d’une énième histoire d’un futur inquiétant et imaginé, il compose une épopée, lui ajoute un brin de suspens, une pincée de terreur, une réflexion sur ce qui fait de nous des humains…

Nous rendre sympathique cette bande d’assassins dans une fresque futuriste où se mêlent peurs, désirs, mort, amour et liberté est déjà énorme. J’ai littéralement adoré et été totalement envoûtée par ce véritable page-turner avec un plongeon immédiat dans cette intrigue totalement originale et parfaitement ficelée.

– Vous en reprendrez bien une petite suite ?
– Je signe illico. L’âge ne fait pas tout pour aimer un roman.

 

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