LES COULEURS DE NOS CAMPAGNES DE JEAN-MARC MORICEAU

Résumé éditeur :

LES CAMPAGNES D’AUTREFOIS ENFIN EN COULEURS !
La France est terre de paysans. Pendant des siècles, ils ont façonné ses paysages et ses villages. En 1880, deux Français sur trois vivaient encore dans les campagnes.
Les bistrots, les marchés, les lavoirs, les cours de ferme et les bâtiments agricoles étaient baignés de lumière et de couleurs. Or, notre mémoire de cette France rurale est en noir et blanc. Aujourd’hui, grâce à une technologie de pointe, nous pouvons coloriser très précisément les photographies de l’époque.
Cet album ressuscite un monde rural oublié. Les bœufs et les chevaux sont plus nombreux que les premiers tracteurs. Le travail use les corps. La pauvreté creuse les visages. Les générations se mêlent et les travaux des champs se font en commun. Les villages et les écoles débordent d’enfants. La société est organisée autour de petits métiers disparus. Ce sont les couleurs de nos campagnes.
Un livre patrimonial et familial pour renouer avec notre histoire.
MISE EN COULEURS PAR FRANÇOIS MONTPELLIER

★★★★★ Que du bonheur !

Critique :

Dans les coulisses des grandes scènes, le monde des campagnes surgit toujours ; il y a 150 ans, plus de trois français sur quatre vivaient encore dans les campagnes.
Ces campagnes d’alors étaient emplies de vie, d’enfants, de familles, de petits (et de grands) métiers et surtout … de couleurs !

Campagnes d’hier et vos paysages ouverts, pas encore tout à fait façonnés par le bras de l’homme, vous voici pour la première fois dans un livre mises en lumière absolue !

De plus, pour chaque chapitre, l’auteur, historien spécialisé, analyse sur deux double pages les liens entre l’image et les évènements socio-politiques du moment.
C’est érudit et facile à lire à la fois. Toutes les photos du chapitre montrent qu’on a donc affaire à trois « artistes », le photographe, le coloriste et l’historien à la plume fascinante. Ainsi, cette mise en colorisation clairée par l’écriture fine et passionnée de Jean-Marc MORICEAU enrichit indéniablement notre vision du passé par de multiples mises au point sur cette histoire commune.

Le livre se décompose en plusieurs parties de 1880 à 1960.

Dans un beau format qui fait la place à de grandes photos (d’une superbe facture) couvrant la page entière ou même une page et demi, voire deux, immédiatement les couleurs sont là pour offrir de la consistance aux images et attraper nos regards… l’émotion s’en suit subrepticement.

De la républicanisation des campagnes à la modernité (relative selon les endroits), on y découvre grâce aux photos et aux explications que le monde paysan représente  » cent  » métiers différents : résinières des Landes, porteurs de glace, pêcheuses d’huîtres, journaliers, bergers, vignerons…

Chaque cliché est détaillé, décrit mais aussi analysé dans le contexte social et économique de l’époque en première partie de chapitre.

Gros propriétaires terriens, masures faméliques, intérieurs paysans, la belle époque des photographies du début du siècle et l’avènement des cartes postales a fait entrer la photographie des villages français dans son âge d’or. Nous en profitons aujourd’hui avec les couleurs.

Et évidemment, les couleurs, ça change tout, quoiqu’on en dise.

On n’a alors qu’un désir… tendre la main pour toucher ces gens, leur parler.
Ces personnes sont devenues vivantes, car « Les couleurs de nos campagnes » est magique et envoûtant. Je ne pouvais plus le lâcher.

C’est actuellement un autre membre de la maisonnée (pourtant peu sensible aux livres) qui le lit et le regarde un peu chaque jour. Pour faire ressurgir probablement une histoire familiale bien ancrée au plus profond de lui.

Merci à BABELIO et aux Editions Des Arènes pour cette superbe découverte.

 

 

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