sublime royaume de Yaa Gyasi

Résumé éditeur :

Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre toute la journée. Grâce à des flashbacks, notamment sur un frère très fragile, nous découvrons progressivement pourquoi la cellule familiale a explosé, tandis que Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres. ​

★☆☆☆☆ Rien à garder, cette lecture m’a fait perdre mon temps.

Avis :

Comme d’autres lecteurs et lectrices j’étais précédemment tombée sous le charme fou de  No home, et pleine d’espoir je me sentais très confiante quand je démarrai ce deuxième opus de Yaa Gyasi.
Hélas, dès les premières pages, alors que mon cerveau n’imprimait pas, alors que je ne ressentais rien pour ces personnages, qu’aucun univers ne semblait se dessiner dans mon esprit pourtant avide de voyages littéraires, force fut de reconnaître que la magie des mots n’opérait pas cette fois.
Il me fallait comprendre pourquoi…

L’histoire en nous menant du Ghana aux USA fait parler à la première personne Gifti, jeune femme chercheuse en neurologie de couleur qui va, tout au long du texte questionner à la première personne la question de l’héritage culturel et religieux, les liens entre le rêve américain, la dépression et l’addiction aux drogues. Beau programme me direz-vous, et je suis d’accord.

Lorsqu’elle recueille sa mère dépressive, c’est tout son passé qui remonte à la surface.
Quand la structure narrative de No home se révélait fluide, imagée et même subtile, ici, je n’ai lu que des allers-retours entre l’avant et le présent détaillés sans fin et surtout difficiles à suivre. Ce qui m’a affreusement manqué ce sont les marqueurs temporels, mais également les compléments circonstanciels de lieu, d’espace… Il n’y en a pratiquement pas.

Ce texte oppose religion et science, ce qui est certes passionnant, mais la manière d’amener son propos s’apparente plus un mauvais journal intime qu’à autre chose : digressions, passages de l’enfance et de l’adolescence détaillés à foison, et surtout cette manière insupportable d’amener les choses, comme un cheveu sur la soupe. On passe sans cesse du coq à l’âne, ce qui très rapidement m’a ennuyée comme rarement.

Quelques études scientifiques détaillées s’immiscent entre deux « développements » narratifs. D’habitude, j’adore les sciences, mais là, chou blanc. Entre la mère dépressive et les souris avec leurs implants de fibre optique sur la tête, les écarts narratifs et le style auront eu raison de ma raison de lire.

Conclusion : à trop zapper on tue les personnages et surtout l’histoire !

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