L’oracle della Luna Le tragique et lumineux destin de Giovanni Tratore

Résumé éditeur

Qui est Luna, la belle sorcière aux cheveux de feu ? Quelle malédiction frappe le blessé retrouvé dans sa cabane des Abruzzes ? Qui sont les hommes masqués de noir acharnés à sa perte ?

Quelles paroles terribles dissimule ce mystérieux parchemin qui ne doit surtout pas arriver jusqu’aux mains du pape ?

Au cour d’un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, le nouveau thriller historique de Frédéric Lenoir nous entraîne des palais aux prisons de Venise, du Mont Athos au bagne des corsaires d’Alger, de Jérusalem au ghetto de Chypre.

Un grand roman d’amour et d’aventures où passion, mort, mystique chrétienne et soufie, astrologie et kabbale rythment la quête initiatique de Giovanni, le jeune paysan qui avait osé lever les yeux sur la fille des Doges.

★★☆☆☆   Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Critique

Au cœur d’un 16 -ème siècle déchiré par les querelles religieuses, mystiques et forcément philosophiques, un grand mystère tourne autour d’un moine orthodoxe peintre d’icônes féminines, après qu’on l’ait retrouvé blessé et amnésique.
Comment parvenir à déchirer le voile qui enveloppe son esprit se demande l’abbé qui l’a recueilli, dans son monastère, contre l’avis de son supérieur ?
Pourquoi toutes ces morts violentes autour de lui ?
Qui est-il ?
Après un départ sur les chapeaux de roue découvrant une atmosphère proche de Le nom de la rose d’Umberto Eco, qui ne pouvait que me ravir, L’oracle della Luna a pris hélas une autre teneur, à partir de la 61ème page (!).
Certes, ça fait court de bonheur.

L’ambiance « thriller médiéval » a, selon moi, viré aux aventures assez rocambolesques saupoudrées de leçons philosophico-religieuses, astrologiques… dont je me serais bien passée.
C’est que Frédéric Lenoir, l’ancien directeur de la rédaction de le monde des Religions aime abreuver ses lecteurs-trices de ses immenses connaissances, même quand on n’en a pas demandé tant, quand on en a assez, même quand « trop c’est trop ».
Chaque nouveau personnage, chaque nouveau lieu de culte est l’occasion d’une nouvelle (looongue ) leçon qui se révèle toujours si appronfondie qu’on en est étourdie (le mot est faible).
FL ne sait pas moduler les multiples leçons qu’il nous donne, et c’est rapidement indigeste. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti.

Et puis, il y cette succession d’événements à vous en donner le vertige. Tout ça pour un seul homme.
Oui, mais quel homme !
Jugez un peu ! Un blessé, totalement vidé de toute mémoire, ayant réchappé à plusieurs assassinats, capable de sortir de son silence à l’écoute d’une berceuse calabraise lui rappelant son enfance, et se mettant illico à narrer avec moults détails, le récit de sa vie dans un style pétri d’absolu et de quête mystique abracadabrants au regard de sa situation. Une fois son long début de vie explicité, il repartira en Afrique du Nord, à Jérusalem. Etc….
Va – t-il s’arrêter un jour ?

En tout cas, pas tant que son papa d’écriture aura encore des leçons à nous donner.
Certes, L’oracle della Luna peut se lire comme un gros pamphlet de 700 pages pour la tolérance entre les hommes, entre les religions, mais sa structure et ses improbables histoires d’amour m’ont réellement désorientée.
Un peu de mesure aurait probablement permis à ce texte d’être moins lourd, plus accessible.

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