Promets-moi d’être heureux de Célestin Robaglia

Résumé éditeur

Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial.
La vie de Gabriel bascule lorsqu’il se retrouve sans préavis tuteur d’Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu’il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu’il a faite à sa sœur, Clara, lors d’un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer.
Sans projet ni point de chute, il part avec Aziliz et Noé direction la Bretagne, avec un seul rêve : trouver un lieu où ils pourront vivre en symbiose avec la nature. Pour Gabriel, c’est le début d’un cheminement personnel. Au contact de l’essence vibratoire de la forêt, il se reconnecte à sa propre nature et apprend à cultiver les bonheurs simples de la vie.

Cette histoire poignante, au cœur de la forêt bretonne, promet de vous relier à la nature. Toute la magie de la sobriété heureuse pour vivre en harmonie avec soi…

★★★☆☆ J’ai un peu aimé.

Critique

« Retour à soi et à la nature pour âmes cabossées et bricoleurs-inventifs qui s’ignorent » pourrait être le titre (certes long, mais juste aussi) de Promets-moi d’être heureux de Célestin Robaglia.

J’ai été un peu dubitative tout au long de la lecture de ce premier roman, qui a pour cadre principal la Bretagne dans sa partie la plus verte et la plus spirituelle. C’est que les visites oniriques de la défunte, les effets énergétiques d’une pierre mégalithique bretonne, les demandes au « Grand-tout-univers-à-qui-on-demande-de-l’aide », la loi de l’attraction-clé de l’harmonie entre les hommes, la révélation du déplacement pieds-nus sur mousses et terres boueuses, les noeuds telluriques, les conseils du voisin-Druide, etc… tout ça a été (probablement à tort) associé par mon faible cerveau à un mouvement babacool post-soixante-huitard qui m’a fait d’abord sourire.

Cependant, miracle, alors qu’il m’était impossible de renoncer à cette lecture, un charme tout à fait inattendu s’opérait fortement à mesure que l’histoire avançait.
Par l’entremise d’une jolie plume, maline et fluide, grâce à une galerie de personnages parfaitement décrits et attachants, malgré tout, ce texte a fait de ce récit un roman initiatique parfait.
Quand j’ai accepté de laisser de côté les poncifs de l’aventure de Gabriel-celui-qui-se-voit-comme-un-raté-total et ses amis (le deuil, les bonnes nouvelles tombées du ciel, la rencontre amoureuse amicale et inattendue), quand j’ai fait vibrer ma nature humaine désengagée du poids du quotidien (vous voyez de quoi je parle) et de notre société consumériste, j’ai enfin été en mesure d’intégrer, de ressentir, d’apprécier, au mieux cette jolie histoire peut-être académique pour certains, mais hautement libérative pour d’autres, dont je fais partie.

Alors, les paroles du voisin mi-druide mi-elfe ont pu poser dans mon esprit les plots d’une sagesse universelle : reconnexion à la nature, entraide comme base de fonctionnement, pouvoir de l’intuition, plongée au cœur de nos aspirations profondes, pouvoir du libre arbitre, sagesse du corps libéré du mental, exploration de nos blocages mentaux, conditionnement de nos croyances, et j’en passe…

Des idées auxquelles j’adhérais déjà totalement, mais, qui, glissées subrepticement dans cette aventure bretonne permettront à ce roman de devenir un très joli précis de développement personnel que j’ai bien l’intention de partager autour de moi avec quelques explications de départ.

C’est bien que des jeunes de cette trempe se mettent à écrire.

 

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