
Résumé éditeur :
Une BD qui va changer votre vision du monde !
Et s`il suffisait de quelques mots ou idées, encrés sur le papier, pour bouleverser à jamais nos visions du monde et changer profondément notre société ?
Galilée en affirmant que la Terre tourne autour du Soleil, Olympe de Gouges en réclamant des droits pour les femmes égaux à ceux des hommes, Freud en inventant la notion d`Inconscient, Maria Montessori en posant les bases de pédagogies modernes, … ont ouvert la voie aux plus importants progrès de l`Histoire dans tous les domaines (sciences, politique, arts, …) et ont inventé de nouvelles façons de penser.
Découvrez, à travers ces écrits qui bouleversent, revendiquent, révolutionnent, des idées visionnaires
et inspirantes qui résonnent encore aujourd`hui.
★★★★☆ Lecture agréable, fort plaisante.
Avis :
Il m’a fallu du temps pour lire ce livre.
Non pas parce qu’il est difficile, ni parce qu’il est austère — au contraire : il est coloré, illustré, accueillant. Mais parce qu’il est dense. Dense d’idées, de références, de mémoire, de sens. Un de ces livres qui ne se lisent pas à la légère, même quand ils sont portés par le dessin.
» Les écrits les plus visionnaires « est un livre qui tombe juste. Juste dans le moment. Juste dans ce qu’il donne à voir. Juste dans ce qu’il réveille. C’est un livre qui rappelle que certains textes, parfois écrits il y a des siècles, continuent de parler avec une inquiétante précision à notre présent — comme s’ils avaient été écrits pour aujourd’hui.
L’objet est superbe. Le format est généreux, la fabrication solide, la couleur omniprésente. C’est un vrai beau livre, au sens noble : un livre que l’on aime manipuler, feuilleter, garder à portée de main. Et il y a, bien sûr, le trait de Soledad. Un trait épuré, immédiatement reconnaissable, mais surtout profondément vivant. Quelques lignes suffisent à faire naître une émotion, une situation, un regard. C’est simple, clair, et pourtant chargé d’humanité.
Chaque figure, chaque texte, est raconté avec une intelligence pédagogique remarquable. Rien n’est jamais pesant, rien n’est surchargé. Le lecteur est guidé, accompagné, sans jamais être pris de haut. On comprend d’où viennent les textes, ce qui les a fait naître, ce qu’ils disent, ce qu’ils ont changé, et surtout pourquoi ils continuent de nous concerner. Les informations sont savamment dosées, les mots sont choisis avec précision : pas un de trop, mais toujours les bons.
On traverse ainsi des champs très larges — arts, psychologie, sociologie, éducation, sciences, politique, économie, écologie — et l’on voit se dessiner, au fil des pages, une même ligne de force : celle de la pensée qui éclaire, qui résiste, qui alerte. Diderot, Orwell, Zola, et tant d’autres, nous rappellent que la liberté, la vérité, la dignité humaine ne sont jamais acquises. 1984 continue de mettre en garde contre les dérives totalitaires. » J’accuse « demeure une ode bouleversante au courage. L’appel à libérer les hommes de leur ignorance reste d’une actualité brûlante.
Très vite, une évidence s’impose : certains de ces noms devraient être enseignés, transmis, martelés même. Dans un monde où la démocratie se fragilise, où la parole se brouille, où l’information se dilue, ces textes résonnent avec une force presque troublante. Ils ne sont pas seulement « importants » : ils sont nécessaires.
On referme le livre avec un sentiment de gratitude, mais aussi une légère frustration. On se surprend à penser qu’il aurait pu y avoir, par exemple, un médecin, un pédiatre éclairé, une grande figure de la protection de l’enfance — tant ces domaines aussi manquent aujourd’hui de voix visionnaires mises en lumière. Preuve, finalement, que ce livre ouvre l’appétit autant qu’il nourrit la réflexion.
Les écrits les plus visionnaires n’est pas un livre que l’on consomme.
C’est un livre que l’on habite un moment.
Un livre qui relie le passé à notre présent fragile, qui éveille, qui interroge, qui transmet.
Un livre à mettre entre toutes les mains — élèves, enseignants, parents, citoyens — comme un rappel essentiel : lire les visionnaires, c’est apprendre à ne pas laisser le monde s’abîmer sans rien dire.
Et je referme ce livre avec reconnaissance : merci à Babelio pour cet envoi, merci aux auteurs pour ce travail d’une grande intelligence, et merci aux éditions Le Robert de continuer à faire exister de tels ouvrages — beaux et profondément nécessaires.

