Les colonnes du ciel de Bernard CLAVEL

Résumé éditeur

La saison des loups :  Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans ravage la Franche-Comté qui est l’une des plus riches provinces de la couronne d’Espagne.

Durant cette conquête par la France, des centaines de villages sont incendiés, des milliers d’hommes torturés, assassinés ou décimés par la peste. Certains, pourtant, continuent à vivre, à se battre, à espérer des jours meilleurs. Ils sont soldats, paysans, nobles ou compagnons.

Leur histoire commence au cours de l’hiver 1639, dans la région de Salins où Mathieu Guyon, un charretier, est désigné pour enterrer les victimes de la peste parquées dans un village isolé…

La lumière du lac : 1639. Il ont fui la Franche-Comté ravagée par la guerre et la peste; affronté le froid, la neige, la nature hostile, la faim, les loups et parfois les soldats. Mais ils gardent l’espoir d’une vie meilleure de l’autre côté de la frontière, au Pays de Vaud. Heureusement leur guide est le plus chaleureux des hommes : Bisontin-la-Vertu, compagnon charpentier. Aussi lorsqu’ils arrivent aux portes de Morges – sur les bords du lac Léman – la déception est rude, on les rejette et on les exile dans un village fantôme. Ils feront contre mauvaise fortune bon cœur et tenteront de se bâtir une nouvelle existence, bientôt éclairée par la présence rayonnante d’un mystérieux passeur d’enfants.

La femme de guerre : Hortense d’Eternoz aime passionnément le docteur Alexandre Blondel que les réfugiés comtois surnomment affectueusement « le fou merveilleux ». Ensemble, ils ont sauvé et soigné des dizaines d’enfants victimes de la guerre. Aussi, lorsque la nouvelle de la mort du médecin arrive au Pays de Vaud, le sang de la jeune femme ne fait qu’un tour. Elle décide de regagner la Comté, de le venger en luttant contre l’envahisseur français. L’amoureuse blessée devient femme de guerre. Elle lève une petite armée et se jette à corps perdu dans la bataille…

Marie Bon Pain : Des années ont passé depuis le terrible hiver de 1639 où la guerre et la peste ravageaient la Franche-Comté… où Marie, Pierre et leurs amis devaient fuir. Aujourd’hui, la paix revenue, ils ont retrouvé leur forêt de Chaux, ses grands arbres qu’ils appellent « les colonnes du ciel » et le village natal.
Le charpentier répare et construit, Marie cuit le pain, tous à nouveau osent croire au bonheur.
Mais voici que resurgit Hortense, leur amie, celle qui fut « la femme de guerre » et qu’on accuse aujourd’hui de sorcellerie et qu’on traque. Le village va-t-il cacher la rebelle?
Est-ce à nouveau le temps du sang et des larmes ?

Compagnons du Nouveau Monde : Après vingt ans de périls et de souffrances – la guerre, la peste, l’exil – le charpentier Bisontin-la-vertu a enfin retrouvé son village natal de Franche-Comté. Pour lui et les siens, ce pourrait être le bonheur…

C’est là pourtant que la passion du risque et de l’aventure ressaisit le compagnon, l’entraînant vers Saint-Malo, vers Séverine, la jeune femme qu’il aime. Et c’est ainsi qu’en cette fin du XVIIè siècle ils débarquent tous deux au Québec. Est-ce une vie nouvelle qui s’ouvre à eux?

Hélas! ils vont le découvrir, ici aussi on se bat, ici aussi les fanatismes s’affrontent, tandis qu’autour d’eux une nature encore indomptée déchaîne ses torrents et ses tempêtes. Que peut l’amour d’un couple, face à ces puissances qui semblent l’instrument du Destin ?

★★★★★ Que du bonheur !

Le roman La saison des loups, c’est l’histoire d’un double grand coup de coeur pour moi.
Un coup de cœur d’abord pour une saga ( Les colonnes du ciel) et son auteur (Bernard Clavel) un peu oubliés ( date de publications 1976), un coup de cœur ensuite pour la littérature, après dix ans passés à ne lire que des ouvrages professionnels (didactique, pédagogie, psychologie, etc….).

Le contexte de cette découverte est assez improbable : une vente de livres au poids chez Emmaüs dont un parent m’avait parlée.

Tout de suite, la jaquette du livre m’a attirée, m’a sautée aux yeux. C’est le retour des chasseurs par Pierre Bruegel. La neige, les couleurs mordorées…, les paysans qui rentrent vers les maisons isolées. le décor est planté.

En quatrième de couverture, pour moi, le paysage se précise, puisqu’il est écrit :
« Un hiver terrible où le vent du Nord portait la peur, la mort et le hurlement des loups. C’est l’hiver de 1639, en Franche Comté, dans un pays que ravagent la guerre et la peste. »

 » Hop là ! Pesé, emballé ! A 50 centimes ce livre, je ne risque rien !  »

Et me voici plongée littéralement un été durant dans ce livre, et les quatre qui suivront.
Parallèlement, me revient d’un coup le goût des belles lectures ; celles qui sont capables de vous faire frissonner, pleurer, rêver. .. dans une langue magnifique. Celles qui vous font oublier l’heure du repas et vous « hantent » car elles vous transmettent ce feu qu’amènent les « bons » mots.

L’action de ce premier roman de la série Les colonnes du ciel se déroule pendant la guerre dite de Dix Ans que les historiens français préfèrent ignorer, entre la Franche Comté, province espagnole, et la …. France.

Ce livre, c’est l’histoire d’un crime commis par un roi de France et son ministre, mais c’est aussi le récit d’aventures humaines hors du commun.

Dans ce premier volume, Mathieu Guyon, un charretier, est désigné contre son gré pour enterrer les victimes de la peste. La force tranquille du Père Boisson, un Jésuite aux « yeux de source » venu de Dole, l’entraîne au cœur d’un hiver terrible.

Ainsi commence cette première histoire, Histoire de tous les temps, histoire admirable où se côtoient le Diable et le bon Dieu, la haine et la bonté, le courage et la bêtise meurtrière, ceux qui sont fascinés par la mort et ceux qui croient en la vie.

Les personnages sont formidablement bien décrits, l’émotion est à son rendez-vous partout, sans mièvrerie, juste soutenue par la force d’une langue réellement magnifique.

Bernard Clavel était un grand humaniste, non violent, Chrétien.
Tout lecteur, croyant ou pas (ou plus) ne peut que tomber sous la force des personnages peints par Clavel. Il y a le Docteur Alexandre Blondel, le sauveur d’enfants, le compagnon charpentier Bisontin-la-Vertu ( La lumière du lac/volume 2), Hortensias d’Eternoz (La femme de guerre / volume 3), Marie la mère amoureuse (Marie Bon Pain), etc….

La saison des loups ( et sa suite ) c’est bien autre chose qu’un roman, c’est une flamme ! Une flamme littéraire.

 

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2 Commentaires

  1. Pascal Chastin
    7 octobre 2021 / 12 h 04 min

    Bonjour,
    Je suis tous à fait d’accord avec cette critique élogieuse des Colonnes du ciel de Bernard Clavel. Je ne suis pas très impartial car j’aime tous les romans de cet auteur, que je lis depuis la fin des années 70 (déjà!). Avec une poignée de passionnés, nous venons de créer une association, LireClavel, autour de Josette Pratte, Mme Bernard Clavel, pour remettre dans la lumière cette oeuvre qui nous paraît injustement délaissée.
    Je suis professeur d’école moi aussi (en Ulis collège en ce moment) en Haute-Garonne pour l’instant, mais originaire de Bourgogne.
    Si cela vous dit de vous joindre à nous, vous êtes la bienvenue!
    À bientôt peut-être, et encore merci pour cette belle critique …

    • Agnès
      Auteur/autrice
      7 octobre 2021 / 16 h 10 min

      Bonjour,
      Merci pour votre gentil message. Mon avis sur cette saga est surtout un cri du cœur de lectrice, rien de travaillé dans l’analyse. Trop d’émotions… vous l’avez compris.

      Bravo pour m’avoir trouvée sur l’immensité de la toile.

      Je trouve régulièrement que mes avis postés là et ailleurs ne servent à rien, mais si mon billet vous a fait plaisir et a rendu hommage à Bernard Clavel, alors je suis heureuse et n’ai pas perdu mon temps.

      Je ne sais pas si je peux vous être utile dans votre association, mais j’aimerais bien en savoir un peu plus. Pouvons-nous correspondre sur une boite mail pour plus de praticité ?

      A bientôt peut-être,
      Agnès vinot

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