La petite sœur de Trott d’André LICHTENBERGER

 

Résumé éditeur

Publié en 1898, ce livre dépeint la psychologie enfantine vue par les yeux d’un petit garçon de la fin du XXème siècle, dans une famille de la grande bourgeoisie française.

★☆☆☆☆ Rien à garder, cette lecture m’a fait perdre mon temps.

Critique

Dans cette lecture, on trouve en vrac : la bonne anglaise du grand frère Trott, la nourrice de la petite sœur et aussi des tas d’amies aux noms à rallonge de la chère maman de ces deux chérubins « éternellement fatiguée ». Du beau monde quoi ! Pourtant, l’origine de sa graaande fatigue ne provient pas d’un stress professionnel, puisque nous sommes à la fin du 19ème et que ce roman se déroule dans une famille très aisée.

Après le premier tome narrant le regard enfantin de Trott sur SA vie, voici que « le bon Dieu (a envoyé) la nuit sans faire de bruit et sans que personne (la) voie passer  une petite sœur à Trott. « M’enfin ? » ! aurait dit Gaston. Oui, entre Thérèse la cuisinière, Bertrand le jardinier, le père officier de marine, et les autres, la vie de Trott et celle de « Mademoiselle Lucette », sa petite sœur, n’est pas un long fleuve tranquille.

Le regard puéril, candide… de ce jeune de garçon de huit ans pétri de religion et de bonnes manières est sans cesse bousculé par de menues expériences solitaires et une compréhension des évènements quelque peu décalée par rapport à la réalité des faits. C’est probablement ce qui a fait le succès de ce roman (car oui, il en a eu beaucoup, le nombre de rééditions le prouvent).

Le style de l’auteur est impressionnant (les dictées reprenant ce texte ont dû en faire souffrir plus d’un(e)), mais prendre six pages pour décrire sous le regard incrédule de Trott la première cuillère d’aliment solide de sa petite sœur, et parler de  » risque de surmenage intellectuel » quand elle regarde un livre d’images trop longtemps, je ne peux décidément pas l’apprécier. Plus de cent ans nous sépare et Françoise Dolto (entre autres) est passée par là, ainsi que l’instruction laïque, gratuite et obligatoire. Ouf !

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