faites vous-même votre malheur de paul Watzlawi

Résumé éditeur :

Vivre en conflit avec le monde et, en particulier, avec les autres hommes, voilà qui est à la portée du premier venu, mais sécréter le malheur tout seul, dans l’intimité de son for intérieur, c’est une autre paire de manches.
On peut toujours reprocher son manque d’amour à un partenaire, attribuer les pires intentions à un patron ou mettre sa propre mauvaise humeur sur le compte du temps qu’il fait – mais comment s’y prendre pour faire de soi-même son pire ennemi ?
Ce livre de Paul Watzlawick, best-seller en Allemagne et en Italie, se voudrait une parodie des livres de conseils pratiques (comment construire soi-même sa maison, comment se faire des amis, etc.).
L’auteur y examine tous les moyens qui sont à notre disposition pour nous rendre vraiment malheureux ; soit ceux que nous pratiquons déjà sans avoir besoin de conseil (ruminer sur le passé, ou exiger de la personne aimée qu’elle partage absolument tous vos goûts par exemple), soit ceux qui exigent une technique spéciale : à ce titre, nous sont d’ailleurs prescrits quelques exercices pratiques gradués selon leur difficulté.
★★☆☆☆  Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Avis :

Pour cette lecture, mon attente était d’autant plus grande que  » Faites vous-même votre malheur  » avait été chaudement recommandé par le professeur Michel LEJOYEUX dans l’excellent  » Les cinq clefs de l’optimisme « .

Mais, contrairement à l’avis de ce professeur de psychiatrie, ce livre ne m’a pas ravi. Je reconnais que le point de départ était drôle :  » Redoutant un monde où l’on ne serait plus malheureux, P W. se propose de sauver le système de santé et la fortune de ses collègues psychothérapeutes en élevant le niveau global de malheur de ses contemporains ! « .
Il passe en revue les  » techniques  » les plus sûres pour se rendre triste, malheureux, déprimé… ou pour le rester si on a la  » chance  » de l’être déjà (!).

Hélas, contrairement au style fluide de M. Lejoyeux, P.W. , psy de son état, se prend quant à lui pour un grand écrivain érudit et artistique au possible en en faisant des tonnes stylistiques. Son texte en devient si alambiqué qu’il nous faut piocher dans un dédale de phrases plus tordues les unes que les autres pour espérer en extraire quelque idées probantes.

J’ai dû lire et relire de nombreux passages ressentant soudain l’étrange sensation d’avoir 6 ans et de déchiffrer pour la première fois la langue écrite.

Force est d’avouer que je me suis demandée si 80 % de mes neurones n’avaient pas disparu subitement à partir de la page 31.

Quelques messages lisibles, somme toute déjà connus, parsèment quand même le propos.

Si vous voulez être malheureux, encore et encore, arrangez-vous pour ne surtout pas               » rompre votre dépendance au passé « , glorifiez le passé, comptez sur quelques amis  » bien  » attentionnés pour nourrir regrets et nostalgie constamment.
La culpabilité, le remord,  » la célébration des échecs  » l’insistance sur ce qui ne peut être changé… autant de pratiques qui peuvent permettre à chacun/une de  » fabriquer (son) enfer personnel « , et que l’on connaissait déjà. Hélas.

Malgré son mode ironique, son sarcasme censé éveiller notre esprit, ce livre ne m’a strictement rien apporté, hormis l’ennui et la perte de temps (de lire autre chose). Préférez ceux du prof M.L., plaisirs de lire et de s’instruire vont de pair avec eux. Et le travail de vulgarisation scientifique est bien opérationnel.

 

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