Résumé éditeur :
Tout quitter à 30 ans pour partir à l’autre bout du monde.
Lorsque Audrey ferme la porte de son appartement en France, elle n’a qu’une certitude : elle part pour la Nouvelle-Zélande avec un Permis Vacances-Travail d’un an en poche. Ce qu’elle ignore, c’est que ce départ marque le début d’une odyssée de 20 mois, et de bien plus de pays que prévus.
Des gratte-ciels de New York aux plages des Fidji, des volcans néo-zélandais à la terre rouge de l’Outback australien, jusqu’à la touffeur de l’Asie du Sud-Est, Les Pâquerettes du bout du monde n’est pas un simple carnet de route. C’est le récit sans filtre d’une voyageuse « solo » qui ne l’est jamais vraiment.
Entre émerveillement et galères, Audrey embarque le lecteur dans ses aventures : apprendre à survivre dans une auberge glaciale, se perdre (souvent) dans la forêt, travailler dans une librairie au pays des Kiwis, ou encore danser sur du ABBA au milieu du désert. Mais au-delà des paysages grandioses, ce sont les rencontres qui tissent la trame de ce voyage. Ces amitiés éphémères mais intenses qui deviennent, le temps d’une route ou d’une saison, une véritable famille.
Un témoignage authentique, drôle et touchant sur la liberté, le courage de se réinventer et la difficulté de revenir. Une preuve que, comme les pâquerettes, on peut s’adapter et fleurir n’importe où, même à l’autre bout de la planète.
★★★★☆ Lecture agréable, fort plaisante.
Avis :
» Tout commence avec une histoire de pieds… non, je vous vois venir ! »
Dès sa première phrase, Audrey Poulat m’a eue, et je ne l’ai plus lâchée pendant 20 mois de voyage (et plus de 400 pages).
Journal de bord ? Guide pratique ? Essai « philosophique » ?
Un peu des trois, avec beaucoup des deux premiers et une pincée du dernier. Road trip et backpack life en Nouvelle-Zélande, aux Fidji, en Australie, puis en Asie du Sud-Est. Son style est clair, aéré, vivant : un ton très oral, mais d’une écriture maîtrisée. Chaque mot est utile, sans fioriture. Elle se livre d’un bout à l’autre, sans pathos, avec beaucoup de concret.
Côté pratique, c’est impressionnant.
Les démarches administratives, chiffres à l’appui, les indispensables étape par étape, pays par pays, les adresses mail, les plateformes, les liens, les musées à ne pas manquer… sans jamais que ce soit lourd. Elle rassure même les complexées de l’anglais (coucou, c’est moi). Son guide de survie en auberge de jeunesse, en presque dix encarts détaillés et vécus, vaut à lui seul le détour. Et pour les hésitantes, un tableau « les excuses, les vérités vraies » pour ne plus avoir aucune fausse raison de ne pas partir. La préparation mentale n’est pas oubliée : la solitude du voyageur, ça se prépare aussi.
Mais le plus savoureux, c’est elle.
Une personnalité, un petit caractère (il en faut pour vivre pareille aventure !), un amour des jeux de mots en français comme en anglais, et une vraie curiosité pour les gens, les cultures, l’histoire, la science. On a même droit à un peu de géopolitique, et à des encarts philosophiques que j’ai adorés (« une culture peut-elle être plus objective qu’une autre ? »). Elle partage tout, même ce dont elle n’a pas eu besoin. Les petits cœurs noirs signalent ses coups de cœur, et son séjour dans le désert est un moment d’anthologie.
Je ne voyage pas seule, et pourtant je me suis régalée à la suivre. Elle nous prend par la main, et on se retrouve avec elle devant des manchots dans le froid d’Oamaru. Je n’ai eu qu’une peine : la quitter.
Déjà !
Je lui souhaite d’avoir trouvé un sens à son voyage et l’amour du partage, car elle a toutes les qualités pour ça.
Merci à Babelio et aux éditions Christine Bonneton pour cette belle lecture.
Une pépite, je recommande !