Les visages de Victoria BERGMAN Tome 1 Persona de Erik Axl Sund

Résumé éditeur

La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d’enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples.
Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d’une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l’inspecteur Jeanette Kihlberg, l’enquête s’annonce compliquée : il est d’origine étrangère et personne ne semble se préoccuper de sa disparition. Bientôt une nouvelle victime impose l’horrible évidence d’une série.
Chacune de leur côté, la flic et la psy se voient confrontées aux mêmes questions : Combien de souffrances peut-on infliger avant de basculer dans l’inhumain et de devenir un monstre ? À quel moment la victime se mue-t-elle en prédateur ? Et peut-on être mauvais si on ne ressent aucune culpabilité ?
Avec le premier volume de la trilogie « Les Visages de Victoria Bergman », acclamé par la presse suédoise, Erik Axl Sund entame une plongée vertigineuse dans les tréfonds du psychisme humain et signe un polar brut et rageur qui remet l’urgence au cœur du genre.

★★★★☆  Lecture agréable, fort plaisante

Critique

Les visages de Victoria Bergman est un polar psychique, venu du froid, en trois tomes (Persona, Trauma, Catharsis) écrit à quatre mains. Cette trilogie à la construction solide et aux multiples rebondissements a pour personnages principaux trois femmes : Sofia Zetterlund, une psychothérapeute spécialisée sur la question des enfants soldats, Jeannette Kihlbang, une fliquette de Stockholm , mère d’un ado et mariée à un peintre raté qu’elle entretient, Victoria Bergman , l’un des deux patients de Sofia.

Le récit démarre par la découverte de cadavres d’enfants torturés, momifiés, d’origine étrangère que personne ne réclame.
Parallèlement à une enquête très bien écrite et totalement additive qui ne nous laisse aucun répit, il est aussi question dans ce roman-thriller de pédophilie, de schizophrénie, de traumatismes subis dans l’enfance et toutes les conséquences qu’ils entraînent sur la construction et le dérèglement d’un être humain. Le tout sans voyeurisme ou aucune complaisance malsaine.

Petit à petit, la lecture d’un trouble de la personnalité chez l’un des antagonistes vient brouiller la compréhension que l’on a du déroulement de l’intrigue, mais à la fin, rassurez-vous, tout s’éclaire, et aucune partie du récit ne restera non élucidée.
Le livre peut paraître un peu lent, parfois, mais le puzzle est construit très habilement avec des retours en arrière qui nous amèneront dans l’Afrique en guerre et jusqu’à la deuxième guerre mondiale. De nombreux intervenants (fiche-mémo des personnages à construire au fur et à mesure fortement recommandée) donnent épaisseur et cohérence à l’ensemble, et j’ai beaucoup apprécié le rendu des ressentis, réflexions… des personnages.

 

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