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Le tour du monde du roi Zibeline de Jean-Christophe RUFIN

Résumé éditeur

« – Mes amis, s’écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible.
– Nous ne demandons qu’à vous l’expliquer, dit Auguste. Et d’ailleurs nous avons traversé l’Atlantique pour cela.
– Eh bien, allez-y.
– C’est que c’est une longue histoire.
– Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux.
– Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l ‘on connaît en Europe…
– Qu’à cela ne tienne! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble…»

Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar…
Un roman vif, fougueux, enthousiasmant par l’auteur
de L’Abyssin, de Rouge Brésil (prix Goncourt 2001) et du Grand Cœur.

★★★☆☆ J’ai un peu aimé.

Critique

Dans son dernier opus, JC RUFIN a choisi de narrer l’existence d’Auguste BENIOWSKI, figure historique dans plusieurs pays d’Europe de l’Est (ils s’en disputent d’ailleurs la possession) ayant existé au dix-huitième siècle.
Cet aventurier-explorateur exilé au fond de la Sibérie, avant de voguer sur tous les océans du monde, deviendra roi de Madagascar.
A partir de ses mémoires, JCR a trouvé un artifice romanesque, qui évite d’en faire un énième récit historique : imaginant la rencontre entre le père fondateur des (nouveaux) Etats-Unis, Beniowski et sa compagne lui retracent alors leur épopée étonnante, avant de lui demander de l’aide.
L’esprit des Lumières (si cher à Rufin) est partout présent dans ce court roman, qui a pour lit l’esprit d’indépendance des peuples, avec leurs paradoxes et leurs limites.

A l’absolutisme des tyrans s’attache l’arbitraire de leur justice. Auguste B. en croisera d’ailleurs quelques-uns.
Aux apprentis-philosophes il leur était recommandé l’usage du monde, ce que fera donc , par la force des choses, cet homme hors du commun.
Même si j’ai beaucoup apprécié ce récit pour les connaissances sur les conditions de vie de cette époque qu’il nous offre, ainsi que les informations données sur la course à la conquête et la domination des territoires vierges (de tout européen), j’ai été rapidement gênée par le rythme qu’il prend ; je me suis trouvée en effet fatiguée par son style en raison d’un contenu trop dense dû au fait d’avoir choisi la première personne.

Reste que ce livre est un beau portrait d’un des premiers combattants de la lutte anticolonial

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