Le passager de Jean-Christophe GRANGE

Résumé éditeur

Je suis l’ombre. Je suis la proie. Je suis le tueur. Je suis la cible. Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre. Mais si l’autre est moi-même ?

« Grangé a le chic, en construisant avec une minutie d’horloger son intrigue au long cours, de rendre crédible ce que son imagination débordante invente de façon totalement débridée. Bravo l’artiste ! » Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire.

Diaboliquement construit suivant le principe des poupées russes, « Le Passager » se dévore avec un mélange d’effroi et de jubilation.

Grangé explore la frontière ténue qui sépare la raison de la folie. Celle floue entre le bien et le mal. Il nous entraîne vers des abîmes d’autant plus angoissants qu’il les a puisés dans l’ordinaire – à peine exagéré – de la société contemporaine et ses dérives.

★★★★☆   Lecture agréable, fort plaisante

Critique

Le passager est le deuxième roman policier de Grangé que je lis.
Comme pour le précédent, j’ai été entraînée avec force par une intrigue pleine de mystère et des personnages torturés mais attachants car dessinés avec tact pour que l’on ait plaisir à les suivre.

Ici, il y est question de fugues qui emmènent le lecteur dans le jardin de la psychiatrie et des sans-domiciles fixes.
De rebondissement en rebondissement, JC GRANGE offre un scénario rocambolesque tiré par les cheveux, mais je dois le reconnaître, c’est un scénario malin et sacrément travaillé. J’ai donc accepté de me laisser porter.

« Quand nous descendons en nous-mêmes, nous nous perdons au milieu de tous ces débris. »
Où l’on côtoie la pire espèce des déshérités de l’amour et les oubliés de la société, alors l’art brut et l’art-thérapie peuvent venir se faire une petite place dans ce policier bien noir, mais où l’on y parle aussi de culture et de respect des différences.
Grâce à une écriture cinématographique précise et rythmée qui ne tombe jamais dans la facilité, le voyage auprès du passager est fort plaisant.

Le seul reproche majeur que je fais à son roman, comme pour Kaïken, c’est d’avoir donné aux lecteurs/trices une fin bâclée, comme un film d’action qui se ferme sur une image qui questionne le spectateur pour longtemps.
Je n’ai pas apprécié d’être restée sur ma fin !

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