Le garçon de Marcus MALTE

Résumé éditeur

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse tout à la fois sœur, amante et mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve humaine.

★★☆☆☆ Bof ! Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre.

Critique

Comme Pearl Buck contait La mère sans jamais la nommer, Marcus Malte nous raconte le garçon sans qu’aucun nom ne lui soit jamais donné tout au long du roman.
 » Il ignore tout du reste du monde et cela est réciproque « , puisqu’il a grandi avec une mère ermite.
Ce livre dit comment le garçon prend conscience de son humanité, et de quelle manière les pans d’obscurité s’effondrent pour lui, peu à peu.
Sauf que cette histoire d’enfant sauvage qui se rapproche de la société humaine ne m’a pas séduite du tout.

Dès les premiers mots, j’ai compris que je ne serai emportée ni par ses errances, ni par ses rencontres. La langue probablement, et l’intrigue qui se noie dans un texte très dense.
Même le croisement avec la grande Histoire, et la folie humaine qui la symbolise, ne m’ont pas touchée.

Rien, rien… ne s’est opéré, probablement en raison d’un style, certes beau, poétique mais trop étayé.
Comme un récit qui manquerait de tension.
Non, décidément, ce héros mutique, personnage instinctif ballotté par les rencontres et les événements m’a laissée sur ma faim, mais je l’oublierai d’autant plus facilement qu’il n’a pas de nom !

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