Joujou de Ève de Castro

Résumé éditeur

Russie polonaise, 1741. Tombée dans la misère, la comtesse Boruwlaska vend son fils à une amie fortunée.
Comme jouet humain.
À neuf ans, Joseph a la taille d’un enfant à la naissance. Idéalement proportionné, les traits fins, ravissant. C’est une « réduction humaine », un lilliputien. Doué d’une intelligence exceptionnelle.
Un monstre parfait.
Le sort qui l’attend est celui d’un animal de compagnie ou d’une bête de foire. « Joujou » va vivre quatre-vingt-dix-huit ans à cheval entre les fastes de l’Ancien Régime et les débuts de la révolution industrielle, jouer du violon pour des rois et pour des putains, séduire des femmes, sillonner l’Europe à feu et à sang, exciter la convoitise des savants, devenir une légende.

De sa plume vive et élégante, Eve de Castro s’empare avec brio de ce fascinant destin. Celui d’un aigle enfermé dans le corps d’une puce.

★★★☆☆ J’ai un peu aimé.

Critique

L’histoire de ce « nain de salon » du milieu du 18ème est intéressante, mais il n’y a rien d’étonnant à la bêtise humaine de certains (ou certaines) décrite dans ce roman qui s’appuie sur l’autobiographie de la personne de petite taille, héroïne de ce livre.

L’autobiographie a été écrite pour remercier ses bienfaiteurs les plus généreux et fausse donc un peu l’essence de ce livre puisqu’il en suit les lignes principales.

On est toutefois interloqué devant la misère affective de ceux qui sont nés quelques centimètres en moins que les autres, dans ce monde profondément mais religieux. Mais ce livre manque un peu de profondeur. Dommage.

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