Féérie générale de Emmanuelle PIREYRE

Résumé éditeur

« J’ai souvent eu l’impression, en écrivant ce livre, d’emprunter des discours tout faits comme on louerait des voitures pour le plaisir de les rendre à l’autre bout du pays complètement cabossées », confie l’auteur.

Rassemblant des échantillons prélevés dans les médias et sur les forums, détournant les sophismes et les clichés de la doxa ambiante qu’elle mixe avec érudition et humour aux discours savants ou sociologiques, Emmanuelle Pireyre organise de magnifiques collisions de sens dans ce roman-collage où la réalité se mêle à la fiction.

Une petite fille déteste la finance et préfère peindre des chevaux ; des artistes investissent les casernes ; un universitaire laisse tomber sa thèse sur l’héroïsme contemporain ; une jeune musulmane choisit pour devise Une cascade de glace ne peut constituer un mur infranchissable… Ainsi sont les personnages de Féerie générale : récalcitrants à l’égard de ce qui menace leur liberté, prompts à se glisser dans les interstices du réel pour en révéler les absurdités.

 

★☆☆☆☆ Rien à garder, cette lecture m’a fait perdre mon temps.

 

Critique

Peut-on tisser un texte littéraire plaisant à  lire pour le plus grand nombre  en mettant bout à bout des questions bizarroïdes que personne ne s’est posé et ne se posera jamais ?

Comme entre autres…

– Comment habiter le paramilitaire ?

– Le tourisme représente – t – il un danger pour nos filles faciles ?

– Friedrich Nietzsche est-il halal ?

ou encore …

– Comment être là ce soir avec les couilles et le moral ?

Quoique la dernière question sélectionnée puisse être rigolote, force est de reconnaître que le style choisi et la galerie de personnages des textes en question qui oscillent entre détails culturels inutiles et vulgarité ont eu raison de ma patience et de mon goût pourtant certain des mots et des idées.

De courts textes se croisent dans chaque chapitre, de tous horizons, polices d’écriture fluctuantes, avec d’incessants commentaires de l’auteure.

C’est lourd, inintéressant et d’une singularité sans esprit jamais rencontrée encore dans un livre.

Je capitule.

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