Et vous avez eu beau temps – La perfidie ordinaire des petites phrases de Philippe DELERM

Résumé éditeur

Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d’été :  » Et… vous avez eu beau temps ?  » Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer…

Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur  » On peut peut-être se tutoyer ? « , qu’est-il permis de répondre vraiment ?

À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour glaner toutes ces petites phrases faussement ordinaires, et révéler ce qu’elles cachent de perfidie ou d’hypocrisie. Mais en y glissant également quelques-unes plus douces, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.

★★★★☆ Lecture agréable, fort plaisante

Critique

Avec son dernier-né littéraire, le professeur normand rendu célèbre il y a vingt ans pour La première gorgée de bière ne cesse de publier depuis lors avec succès. Dans Et vous avez eu beau temps ? La perfidie ordinaire des petites phrases il s’offre le plaisir de décortiquer de nombreuses formules langagières toutes faites qui agrémentent nos rapports à la langue française.
Toujours attentif aux instants fragiles, les petites phrases sont recueillies par notre jardinier-grammairien-amateur-de-mots pour notre plus grand bonheur. Chaque court chapitre est une perle de rosée à lire, et à relire pour la délicatesse de son analyse et la joliesse de son dentelée finement.

Ce livre est selon moi un exercice de salubrité publique, car nous y découvrons de multiples usages et subtilités de la langue française afin, peut-être de pouvoir jouer, nous aussi, avec elle. A travers ces quelques pages, V. Delerm évoque également nos travers où notamment l’obséquiosité vire parfois à la perversion, ou l’imbécilité, au choix.

Tel un Doisneau qui nous raconte une histoire mélancolique du quotidien, Delerm éveille nos sens et met à jour une nostalgie qui nous fait du bien, car elle émoustille notre acuité langagière. Merci Monsieur Delerm !

 

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