Au sud de la frontière à l’ouest du soleil d’Haruki MURAKAMI

Résumé éditeur

« Ceux qui ont aimé les précédents livres de Murakami reconnaîtront la satire sociale sous le masque de l’auto-dénigrement et ce ton impassible qu’utilise habituellement l’auteur. Pour sa dimension intime, ce roman est sans doute le plus émouvant de tous. »
The Boston Sunday Globe

Célébré dès les années quatre-vingt comme une pop star littéraire au Japon, considéré comme l’un des plus grands noms de la littérature japonaise contemporaine, Haruki Murakami est devenu un auteur culte dans le monde entier. En tissant le destin d’un homme désenchanté pris dans les rets d’une étrange passion, il signe un roman plus intimiste, une œuvre de maturité.

À douze ans, Hajime rencontre Shimamoto-san, sa petite voisine. Avec elle, il découvre la musique, les sourires complices, les premiers frissons sensuels… Et puis celle-ci déménage, laissant à son ami le goût amer de l’abandon. Lorsque, trente ans plus tard, elle réapparaît, Hajime, rongé par le désir et la nostalgie, est envoûté par cette femme énigmatique, reflet de ses rêves perdus. Mais sous les traits délicats du visage de Shimamoto-san se cachent la souffrance, la folie et la destruction.

Conte moderne dont émane un érotisme discret mais obsédant, ce roman, servi par une écriture d’une formidable densité, entraîne le lecteur au cœur des contradictions de héros en quête d’un inaccessible absolu.

★★★☆☆ J’ai un peu aimé.

Critique

C’est curieux de dévorer un livre qui pourtant ne vous touche pas plus que ça au cours de sa lecture, et ne vous laisse pas de souvenir indéfectible à l’issue.

Ce fut le cas, pour moi, avec ce roman au titre mystérieux d’un auteur japonais que certains portent au nu.
Il est certain que la sensibilité de cet écrivain pour entrer dans l’âme de son personnage principal est grande. C’est probablement ce qui m’a plu, mais l’écriture est aussi douce, légère et souvent teintée de poésie comme savent le faire nombre d’auteurs nés au Japon (histoire de culture !).
Ce que j’apprécie dans la lecture, c’est la capacité des (bons) auteurs à mettre une sonde au coeur du monde pour qu’on s’en saisisse mieux, pour qu’on lui donne un autre sens.
Ici, il n’en fut rien car cette histoire rédigée à la première personne (facilité quand tu nous tiens…) nous raconte, à travers les doutes du mi-temps de sa vie, la grande quête amoureuse jamais assouvie d’Hajime, un japonais à la vie simple et « agréable ».

Entre combler le vide de l’enfance ou le réduire à néant, là est tout le problème de son questionnement existentiel. On a donc droit au grand déballage de ses quarante premières années, et surtout toutes ses conquêtes féminines, largement insatisfaisantes pour lui, car un seul être vous manque et …
Autant dire que je fus donc loin de ce que je recherche d’habitude dans mes choix littéraires, ce roman étant fort nombriliste (et un peu misogyne parfois).

Pourquoi avoir accepté alors d’être allée au bout de cette histoire, me direz-vous ?
Parce que l’écriture fut agréable, et que j’ai été probablement saisie d’une grande curiosité de connaître l’issue de cette recherche masculine.
Pour, au final, me dire :  » Tout ça pour ça !!! « .

Mais je manque probablement de poésie parfois.

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